La Belle au bois dormant

 

« La Belle au bois dormant » dans le cadre du spectacle du nouvel an de la ville de Bayonne, salle Lauga, est un enchantement de petits pas chorégraphiés par Fábio Lopez, Compagnie Illicite, sur des musiques de Piotr Ilitch Tchaïkovski et de Maurice Ravel.

 

La période des fêtes de fin d’année est toujours riche avec ses ballets qui émerveillent nos yeux et nos oreilles. Traditionnellement à Noël c’est le ballet « Casse-noisette » qui sublime ces fêtes, mais aujourd’hui en ce début d’année c’est « La Belle au bois dormant » qui lui ravit la vedette : la nouvelle création inspirée de Fábio Lopez.

Qui ne connaît pas l’histoire de cette  « Belle » maudite par la fée Carabosse qui se réveille sous le doux baiser de son prince charmant. Ce conte populaire dont la célèbre version de Charles Perrault a marqué les esprits de nos chères têtes blondes…racontée depuis des générations par leurs parents.

Fábio Lopez s’est attaqué à un monument de la danse classique avec brio, un conte qui inspira Piotr Tchaïkovski pour un ballet chorégraphié par Marius Petipa. Une version dont Fábio Lopez a tiré la quintessence de sa chorégraphie.

C’est une mouture condensée qu’il nous est donné d’apprécier, avec en vedette, dans un prologue réinventé, le danseur Alvaro Rodriguez Piňera, invité de l’Opéra national de Bordeaux, dans le rôle de la fée Carabosse.
Son costume en forme de rosier, aux couleurs ensoleillées, aux épines venimeuses qui remplacent le fameux fuseau du rouet et qui formuleront sa perte, donne tout son éclat, à la vitalité de son expression, à ses pas bondissants.
Une fée Carabosse maléfique qui veut imposer le mal contre le bien admirablement mise en valeur par la personnalité d’Alvaro Rodriguez Piňera et qui aura fort à faire, tant avec l’introduction d’un personnage qui n’est autre que son fils, le prince des ténèbres, qu’avec la bonne fée très présente pour déjouer ses projets démoniaques, interprétée tout en grâce, en lumière, par Alexia Barré.

Un ballet que propose Fabio Lopez dans la tradition néoclassique, qu’il affectionne, est construit avec son regard affuté, sa folie passionnée de la mise en valeur de ses danseurs dans des envolées harmonieuses.

Un ballet qui symbolise  la construction de deux êtres par ces rites de passage de l’adolescence à l’âge adulte, d’un véritable amour physique dont la renaissance sera la clé.

Un corps de ballet, composé de dix danseurs, qui magnifie sa Belle, la princesse Aurore et son Prince Florimond.

 

Alessandra De Maria, à la grâce féline, interprète cette Belle dans des pas, des jetés, qui élèvent cette princesse dans les airs pour mieux retomber dans les bras de son prince.
Un Prince délicat, tout en fluidité, amoureux de sa Belle, dansé en finesse par David Claisse.

 

Deux papillons unis dans des pas de deux, ils nous émerveillent dans le partage de leur amour jusqu’à ce baiser fougueux qui conclut ce ballet.

 

Tous ces danseurs mis en valeur par les costumes de Dorothée Laurent, et en lumières par Christian Grossard & Aïtz Amilibia, ont une présence scénique, révélatrice d’un travail assidu qui porte ses fruits au gré de l’apparition des différents thèmes que compose cette création.
La judicieuse introduction de la musique de Maurice Ravel, pays Basque oblige, dans l’expression du jardin féérique, en est la pure manifestation.

Dans une grande liberté des plus insolentes, Fábio Lopez nous enchante dans ses chorégraphies, comme par exemple celle de la valse, ou bien encore celle de l’adagio de la rose avec un réveil de la princesse des plus étincelants.

Au final, les thèmes s’enchaînent naturellement pour nous laisser partir avec dans les yeux des étoiles qui nous réchauffent au milieu de la nuit froide qui nous attend dehors.

Alexia Barré, Ayano Tatekawa, Coline Grillat, Inês Barros, Océane Giner, David Serrano Castillo, Kaueh Costa, Louis Lamoureux et Rodrigo Pereira complètent brillamment cette distribution qui nous a fait rêver.

Laisser-vous emporter par ces musiques et ces danseurs le temps d’une soirée avec les yeux de votre enfance, cela vous fera le plus grand bien.

 

« La belle au bois dormant » samedi 08 janvier – 20h30, dimanche 09 janvier – 17h : salle Lauga – Bayonne.
Les 4 et 5 février à 21h  Casa das Artes / Famalicio – Portugal.
Le 26 février à 20h30  Complexe Saint-Louis – Saint-Palais

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