1 Décembre 2025
« Abyr » le premier album d’Abyr, après son EP « La femme au bouclier » sorti en 2022, disponible depuis le 07 novembre, est une ode à la vie, à la tolérance, à l’amour.
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Le parcours musical de cet album est une introspection sur sa vie riche de partages, elle qui est née au Liban d’un père libanais et d’une mère palestinienne. De traumatismes en déracinement, elle sait de quoi il retourne : elle chante, elle qui cherche son enfance pour être une femme qui rit.
Les bêtises sont son oxygène pour tourner la page, tel un oiseau blessé qui cherche sa branche pour vivre l’insouciance de son enfance.
Comme un voisin, elle partage près de son olivier ses blessures, ses querelles, d’une vieille terre importune, de l’autre côté de l’horizon où l’eau est plus fraîche.
Abyr nous touche délicatement, sans vouloir nous enrôler de force dans son histoire à la sensibilité poétique…Al Hamdoulillah…merci mon Dieu…elle qui a fui ses parents, la guerre civile du Liban pour venir s’installer en France.
Les notes de son album, aux douze titres, sont à l’image de sa voix caressante remplies d’une lumière salvatrice, aussi sages qu’Emilie sa poupée fidèle à ses confessions intimes.
Abyr, influencée par la chanteuse libanaise Fairuz et l’exigeante Barbara, dans leurs finesses d’interprétation, dévoile dans ses chansons françaises aux nuances orientales, une maîtrise de son art.
La maturité de ses textes est à rapprocher de son écoute des grands auteurs de la chanson française. Elle conjugue la poésie et la musique avec subtilité tout en avançant dans sa mélancolie sous le ciel de Paris avec ses terrasses ensoleillées.
Le bruit des sirènes pourrait lui faire perdre pied, mais sa volonté de vivre est plus forte que tout. Elle valse sur les péripéties de la vie pour en extraire la sève bénéfique qui guérit ses blessures.
Elle avance dans la vie mais n’oublie pas ceux qui restent, ceux qui n’ont pas voulu s’enfuir, ni accepté de mourir. Des paroles de réconfort qui s’envolent sur un rêve de zéphyr. Ce qui ne l’empêche pas de rêver pour trouver d’autres chemins de vie, d’autres paradis où l’amour pointe le bout de son nez lors de son voyage en solitaire.
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Sa devise : avancer, avancer, surtout ne jamais tomber, se retourner. Avancer pour découvrir ce que réserve la vie aux audacieux, effacer les cicatrices, elle qui a trouvé du bonheur dans un carton, sa boîte à idées.
Vivre, vivre, ne rien regretter, dans l’union d’un baiser où les cœurs s’affolent accrochés dans les bras l’un de l’autre.
L’insaisissable Abyr posée sur l’oreiller de l’amour, ne se laisse pas enfermer dans les rouages du quotidien. Son esprit libre survole, papillonne sur les émotions que procure le lever du jour.
Un album poignant que l’on écoute posément. Abyr nous prend par la main tout en nous laissant déguster ses paroles et les musiques de Sebka sur les arrangements d’Antoine Rault.
« Abyr » un album produit par Abyr et les 114 contributeurs du financement participatif (Ulule)
Une découverte Xavier Chezleprêtre