Les fous ne sont plus ce qu’ils étaient

 

« Les fous ne sont plus ce qu’ils étaient » sur des textes revisités de Raymond Devos par Elliot Jenicot et la complicité dans la mise en scène de Laurence Fabre au théâtre La Luna est une explosion de rires dans une tendresse assumée.

 

Quand j’ai vu l’affiche de ce spectacle et en y regardant de plus près, je ne pouvais pas manquer Elliot Jenicot que j’avais tellement apprécié dans « Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde ».
De plus, comment passer à côté d’un seul en scène qui allie la poésie de Raymond Devos et le mime. Mime qui fera toujours référence pour moi au grand maître de cet art : Marcel Marceau, dont je garde à jamais des souvenirs gravés dans ma mémoire de ses prestations au théâtre des Champs-Elysées. Elliot Jenicot en est un disciple remarqué.

Tout comme Raymond Devos, Elliot Jenicot est un virtuose des mots qui claquent dans sa bouche aux expressions délirantes, le tout dans un corps à l’élasticité impressionnante.
Est-ce un hommage ou tout simplement l’interprétation d’un immense comédien ?
A vous de le découvrir.

Il évolue sur scène dans un imaginaire déconcertant tel un pantin, un danseur, un clown, enfin bref un artiste complet qui maîtrise son Art sur le bout des doigts et des lèvres.

Il nous accueille sur son fauteuil dans une pose lascive tout en écoutant « Oui je crois » interprété par la grande Mireille Mathieu. Il croit en nous, en lui, en l’homme, tout en se posant continuellement des questions sur sa quête de comédien, sa vie, notre vie.
Il fait partie de ce monde en perpétuel mouvement provoquant le meilleur comme le pire.

« Etre fou en toute circonstance, mais rester raisonnable pour ne pas se perdre. » Raymond Devos.

Car nous sommes parties prenantes de ce spectacle, brisant le quatrième mur, ou pas, l’interaction est continue. L’artiste sans le public n’est rien et inversement.

Le mime allié intensément à la parole nous fait découvrir l’univers qui le fait vibrer, sa raison d’être, de jouer sur les planches.
Les classiques du mime sont légions pour déclencher des rires, des fous rires à profusion : le vélo, la corde, la porte, le mur, j’en passe et des meilleures. Mimer un mime qui ne fait rien est un grand moment d’euphorie.

Elliot Jenicot est un artiste qui mouille sa chemise, qui ne recule devant rien pour nous harponner dans sa quête de l’absurde, comme Raymond Devos savait si bien nous tenir en haleine : un élève à l’égal de son maître.

Dans des enchaînements subtils, Laurence Fabre a su guider Elliot Jenicot sur le chemin d’une interprétation sans faille où la magie des mots nourrit notre soif d’écoute, de rêve.

Leur complicité est tellement drôle dans la conception de ce seul en scène à quatre mains, qu’elle fonctionne à merveille, je me demande même qui est le fou : le comédien ou la metteuse en scène ?

A vous de le découvrir sans tarder !

 

« Les fous ne sont plus ce qu’ils étaient » au théâtre La Luna, jusqu’au 31 juillet à 13h40.

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