Venez donc chez moi

« Venez donc chez moi » le nouvel album, sorti le 20 mai dernier, de Laura Anglade accompagnée à la guitare par Sam Kirmayer, est une invitation à la farniente sous une terrasse ombragée tout en dégustant une boisson rafraîchissante.

Sur quelques notes envolées de jazz, elle nous convie à venir chez elle au mois de mai pour se laisser bercer par des classiques de la chanson française qu’elle affectionne.

Dans une élégance friponne elle nous chuchote des mots avec la complicité de son guitariste qui lui donne la juste mesure, la juste note, pour nous emporter dans leurs ballades, leur univers.

Une fluidité sans anicroches leur permet de revisiter ces chansons françaises que nous redécouvrons avec d’autres couleurs, d’autres images.

Cette globetrotteuse qui a partagé son enfance entre Brousse-le-Château dans le sud de la France et les Etats-Unis, pour finalement s’établir à Toronto au Canada, est restée fidèle à ses racines dans cette interprétation très inspirée de ces chansons qui ont bercé plus d’une génération.

Sa voix chaude, ronde, à la chaleur communicative, sur les notes glissantes de Sam Kirmayer, donne toute sa virtuosité, sa puissance à la légèreté de la douceur d’une plume qui vole de paroles en paroles.

Cette amoureuse des textes rend avec classe et volupté, toute la singularité de son album.
Avec sa voix coquine aux accents enfantins dans la chanson de Barbara « Ce matin-là », elle vole tel un oiseau vers d’autres contrées pour se poser « Chez Laurette » que Michel Delpech nous a tant contées. Une ballade sublimée par l’accordéon de Benjamin Rosenblum qui se fait également remarquer par le naturel qu’il donne à « J’aime Paris au mois de mai » du regretté Charles Aznavour.
Même si la mélancolie dans « La valse des lilas » bercée par Michel Legrand qui bien avant s’est lui aussi nourri du jazz avec ses mélodies reconnaissables dès les premières notes, les amoureux sont toujours présents dans cet album, ne serait-ce qu’avec cette chanson « Que reste-t-il de nos amours ? » de Charles Trenet, une interprétation qui donne le frisson avec ses vocalises très jazzy.
Un Michel Legrand présent également pour ce voyage autour du monde avec « La chanson de Maxence », cette incontournable de Jacques Demy dans « Les demoiselles de Rochefort » mise en valeur par Jacques Perrin.

Des hommages excellemment chantés d’une voix à la magie flottante comme par exemple avec « Vous qui passez sans me voir », encore un Charles Trenet qui passait par là.

De ballade en ballade des années 40, 50 et 60, avec brio, Laura Anglade et ses complices, dans une connivence lumineuse, donne dans la grande tradition du jazz vocal, toute la saveur de ces textes, ces mélodies qui resteront à jamais gravés dans nos mémoires ; mais aussi une belle découverte pour la jeunesse qui nous entoure et qui suit cette chanteuse au phrasé délicat.

Encore une découverte de Xavier Chezleprêtre à saluer, pour une artiste qui fut accueillie par une critique enthousiaste lors de la sortie de son premier album « I’ve got just about everything » en 2019.

N’hésitez pas à entrer dans l’intimité de l’univers de Laura Anglade, une invitation que l’on ne peut pas refuser !

« Venez donc chez moi » un album produit par Justin time records…un indispensable pour vos soirées romantiques.

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