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Au gré de mes sorties retrouvez mes impressions qui je l'espère vous donneront l'envie d'aller au théâtre , voir un ballet, écouter un chanteur, un concert.

Le billet de Bruno

Yarin

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« Yarin » dans une dramaturgie de Sharon Fridman, un ballet chorégraphié par Andrés Marín et Jon Maya, sur la scène du théâtre La gare du midi dans le cadre du festival Le temps d’aimer la danse, est une rencontre intéressante entre deux mondes qui s’attirent dans un clair obscur dévorant.

 

Yarin un nom barbare, guerrier, qui est en fait la contraction de la dernière syllabe des noms des deux danseurs.

Une rencontre tout à fait inédite entre deux mondes à la sonorité opposée qui s’assemblent le temps d’une représentation dans la musicalité d’un percussionniste, Julen Achiary, qui en direct sur la scène rythme à sa manière, complété par quelques vocalises, le tempo de ces danseurs, qui se cherchent, se trouvent, s’attirent, se repoussent, dialoguent dans une confrontation sincère qui les étincèle de lumière.

A jardin, une ombre apparaît dans le faisceau d’un projecteur, puis c’est à cour qu’une autre ombre répond à l’appel de la première, dans une alternance rythmée par le son d’une scie qui vibre dans un son glaçant pour mieux nous imprégner de cette douleur, cette souffrance, de cette confrontation entre deux univers dans un premier abord tout à fait opposé.

L’un à la sonorité de ses pas métalliques avec ces fers qui claquent le sol et résonnent dans nos oreilles pendant que l’autre de ses pas bondissants lui répond par des sauts à la gracieuse sonorité apaisante.

Des ombres chinoises viennent s’insérer dans ce dialogue surprenant par tant de générosité, d’appels à la conversation sibylline.

Sur un damier aux cases noires et blanches voyageuses dans le temps et l’espace nos deux danseurs s’imprègnent de leurs différences tout en essayant de communier dans un langage universel : celui de la danse. Sur une création scénographique aux lumières maîtrisées de David Bernués, quelques arrêts sur images fixent, figent dans le temps cette rencontre de ces chocs de couleurs aux ondes soulagiennes…

Le flamenco d’Andrés Marín aux pas calculés accompagné d’une gestuelle précise comme le battement des ailes d’un oiseau cherchant son envol, vient se confronter aux sauts bondissants d’un cabri aux racines basques de Jon Maya, chacun à la recherche de son soleil.

Dans une sincérité qui se veut humaine, bienveillante, Andrés Marín et Jon Maya enveloppés de leurs costumes créés par Ikerne Giménez, défendent leurs origines pour mieux fusionner dans une danse à l’unisson où le chapeau dialogue avec le béret tout en exprimant un pas de deux des plus surprenants dans une esthétique contemporaine.

 

« Yarin » sur la scène du théâtre La gare du midi, le 17 septembre 2023.

Yarin
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