Monsieur Ibrahim et les fleurs du coran

« – Pourquoi est-ce que tu ne souris jamais, Momo ? me demanda monsieur Ibrahim
– Sourire, c’est un truc de gens riches, monsieur Ibrahim. J’ai pas les moyens. (…)
– M’sieur Ibrahim, quand je dis que c’est un truc de gens riches, le sourire, je veux dire que c’est un truc pour les gens heureux.
– Eh bien, c’est là que tu te trompes. C’est sourire, qui rend heureux. (…) Essaie de sourire, tu verras. »   Monsieur Ibrahim et les fleurs du coran – Eric-Emmanuel Schmitt

 

Monsieur IbrahimDans le Paris des années 60, Momo, un garçon juif au franc-parler nous conte son adolescence, sa rencontre improbable avec l’épicier arabe de la rue bleue : Monsieur Ibrahim ; qui va lui apprendre à sourire pour s’ouvrir sur le monde, le guider sur le chemin de la vie.

« – Je ne suis pas arabe, Momo, je suis musulman. (…) Arabe, Momo, ça veut dire « ouvert de huit heures du matin jusqu’à minuit et même le dimanche » dans l’épicerie. »

Abandonné par sa mère, délaissé par son père, livré à lui-même, il trouve de l’affection, une écoute auprès de l’épicier. Grâce à leurs échanges, leurs rencontres de plus en plus fréquentes, Momo va donner un sens à sa vie, aller au-delà des apparences, des clichés, des idées reçues.
Deux personnes, deux religions, deux mondes que tout sépare ou au contraire que tout uni ?

Eric-Emmanuel Schmitt
crédit photo: l’ombre d’un instant

 

Le dialogue élément clef de toute rencontre va permettre à monsieur Ibrahim et Momo de se rapprocher l’un de l’autre ; à monsieur Ibrahim de prendre Momo sous son aile.
Une leçon de vie, d’amour, un appel à la tolérance, à l’acceptation de l’autre avec ses différences.
Un voyage initiatique sur la route de la vie et de la mort : une belle leçon de philosophie.

 

 

Anne Bourgeois
crédit photo: Annsophie Lombrail

 

Anne Bourgeois signe une mise en scène éclairée, poétique, douce. Elle a su guider habilement Eric-Emmanuel Schmitt tout au long de son périple sur les planches (de son théâtre) et malgré quelques maladresses, je dois l’avouer à ma grande surprise, il m’a conquis (de plus qu’il est bon de recevoir, d’accueillir un texte dans un français sans fautes et sans grossièretés, ce qui est de plus en plus rare) ainsi que tout le public qui lui a réservé pour les saluts une « standing ovation » !

 

 

 

« Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran » : au théâtre Rive Gauche jusqu’au 14 octobre, du mercredi au samedi à 21h et le dimanche à 15h.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :
search previous next tag category expand menu location phone mail time cart zoom edit close