Le prénom

Qu’y a-t-il de plus beau pour des parents que d’avoir un enfant ?

Choisir un prénom, « le Prénom » pour son premier enfant, un casse-tête pour tous les parents, rassurez-vous Vincent a trouvé la solution pour mettre tout le monde d’accord…enfin presque…son choix est primordial et peut engendrer toutes les folies…

Ce soir vous allez assister à un simple repas de famille où le trublion Vincent, futur papa de son état, est invité par sa sœur Élisabeth dite Babou et son beau-frère Pierre, ou après l’échographie de sa femme Anna qui retenue par son travail arrivera en retard, décidera d’embarquer toute ce petit monde dans un jeu à la recherche du prénom…qui n’est pas sans conséquences ; sans oublier l’apport de l’ami d’enfance Claude qui malgré lui viendra perturber cette joute verbale, cette partie de ping-pong où tous les coups seront permis lorsque les masques tomberont.

La question se pose, celle que l’on connaît tous : est-ce que toutes les vérités sont bonnes à dire ? Est-ce qu’on est prêt à tout entendre ? Est-ce que l’amitié peut tout supporter, survivre à « la vérité » « sa vérité » ?  D’autres auteurs ont excellé dans cet art.

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Mathieu Delaporte et Alexandre de la Patellière nous on écrit une comédie de boulevard moderne devenue après ces différentes créations et adaptations, où il n’est pas question d’amants, de cocus ou de portes qui claquent, un classique.
De rebondissement en rebondissement, ils emportent le spectateur dans une réunion de famille où chacun partira dans son délire pour notre plus grande joie.
Car il faut bien être honnête, on rit toujours du malheur des autres et quand ce malheur est joué avec sincérité, cela est très jouissif pour le spectateur.

Tous les ingrédients sont réunis pour une bonne soirée : les trois coups (devenus rare), le décor (identique à la création) et Bernard Murat en metteur en scène rompu à la comédie, à cette comédie.
Avec la maîtrise qu’on lui connaît dans le rythme, dans le déplacement, dans l’intention, il nous a élaboré un cocktail tout à fait réussi mélangeant des comédiens chevronnés et de jeunes « débutants » dans le théâtre.

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Sébastien Castro (Claude, l’ami d’enfance) qui m’avait fait beaucoup rire dans sa dernière pièce « C’est encore mieux l’après-midi » de Ray Cooney emporte aujourd’hui tous mes suffrages, il est le chef d’orchestre, le chef de chœur de cette réunion.
Il a joué toute sa partition sans aucune fausse note, tout en nuances.
Il est incroyablement drôle, il a un sens de la rupture inné, maîtrisé, dans le sillon d’une Maillan ou d’un Poiret ; comique et touchant à la fois, il ne laisse aucun spectateur indifférent.

Marie-Julie Baup (Babou) que j’ai beaucoup appréciée dernièrement dans « Papa va bientôt rentrer » de Jean Franco joue avec beaucoup de sincérité et une émotion à fleur de peau, la maîtresse de maison débordée par les joutes verbales entre son mari et son frère.
Lilou Fogli que l’on avait pas vue au théâtre depuis ses « Hors-piste » d’Eric Delcourt nous fait un retour remarqué et apporte la sagesse d’une future maman dans ce combat de coqs.
Son jeu maîtrisé et de qualité est un ingrédient bénéfique à cette réunion de famille qui part en vrille.

La gageure de cette création, de cette mise en scène est d’avoir donné les deux rôles principaux à deux débutants dans le théâtre.
Jonathan Lambert dans le rôle du mari de Babou, du beau-frère de Vincent tend à jouer en force mais bien qu’il soit sincère dans son jeu, s’il ne fait pas attention à placer sa voix il aura du mal à tenir dans le temps. Son manque de nuance a tendance à la fin à nous fatiguer.
Quant à Florent Peyre, certainement troublé par l’excitation, l’euphorie de la première, il surjoue un peu, il devient spectateur de son rôle, ce qui lui a provoqué des claquements de cuisses intempestifs. Il devra lui aussi faire attention à bien placer sa voix.

Il serait souhaitable que Bernard Murat corrige ses petits défauts d’autant plus qu’il ne faut pas oublier que le carré d’or est à 70 € la place.

Souhaitons-leur néanmoins beaucoup de succès car le rire fait partie de ces petits bonheurs, nourriture indispensable au bon fonctionnement du corps humain, dont il serait stupide de se priver et ce ne fut pas le cas ce soir.

 

« le Prénom » : au théâtre Edouard VII, du mardi au samedi à 21h, le samedi à 17h et le dimanche à 15h.

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