La moustache

« La moustache » est tirée du sketch de Sacha Judaszko « c’est la panne d’électricité » qui lui avait valu dans l’émission de Laurent Ruquier « on n’demande qu’à en rire » quatre « vingt » du jury dont ceux de Jean Benguigui et Jean-Luc Moreau : aujourd’hui l’un joue la comédie avec lui et l’autre le met en scène.
Comme disait Jean-Luc Moreau « ton sketch est une petite pièce et j’aurais aimé en voir plus » ; eh bien aujourd’hui c’est chose faite puisque Sacha Judaszko a écrit cette pièce en collaboration avec Fabrice Donnio qui est également passé par l’émission « on n’demande qu’à en rire ».
Cette idée de petite pièce émise par Jean-Luc Moreau a germé dans la tête de Sacha Judaszko et il en a tiré une pièce qui ma foi fait beaucoup rire le public, tout en gardant l’idée du concierge et de la chute du sketch.

Une simple panne d’électricité empêche le héros de la pièce, interprété par Patrick Mille,  de se raser complètement ; héros qui doit être présenté à son beau-père, Jean Benguigui, dans la journée.
C’est le grand jour pour sa compagne, interprétée par Pauline Lefebvre, elle attend tout de cette rencontre entre son compagnon et son père ; ce dernier étant peu enclin à voir sa fille convoler.
Seulement voilà ne pas pouvoir se raser complètement pour ne laisser apparaître que la moustache qui ressemble fortement à celle d’Hitler peut engendrer une situation qui dégénère, qui devient insurmontable.

La moustacheD’un sketch qui durait seulement cinq minutes, nous deux auteurs en ont tiré une pièce qui dure 1h30 en enchaînant quiproquo sur quiproquo.
Pour corser un peu l’intrigue, ils ont ajouté le fait que le héros doit passer un entretien d’embauche et prendre de grandes décisions qui vont bouleverser sa vie, tout en étant envahi par un ami, Fabrice Donnio, possédant un poil dans la main non négligeable…

Bien sûr il ne s’agit pas de la finesse d’un Feydeau ou plus récemment d’un Ray Cooney, mais l’esprit est là et les gags, les quiproquos ne finissent pas de s’enchaîner, de rebondissement en rebondissement, l’un appelant l’autre.
Chaque quiproquo, chaque gag est « tiré » à son maximum déclenchant une cascade de rires chez les spectateurs.
La construction de la pièce, une comédie de situation, est bien faite car les comédiens vivent un drame sur scène ce qui évidemment, c’est bien connu, provoque les rires chez les spectateurs.

Nos auteurs ont profité au fil de la pièce pour passer quelques messages sur l’intolérance, le racisme, car dans l’absurdité des situations il y a toujours une moralité : il faut bien tirer les leçons du passé ; le tout sans vulgarité, sans grossièretés.

Si Jean Benguigui campe bien son personnage, mon attention a été attirée par le jeu de Patrick Mille et celui de Fabrice Donnio.
Quant à la mise en scène de Jean-Luc Moreau, elle est efficace, il est rompu à ce genre d’exercice. Il sait exploiter le maximum des situations pour faire rire le public.

« La moustache » : au théâtre de la Gaîté Montparnasse, du mardi au samedi à 21h et les samedis et dimanches à 16h.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :
search previous next tag category expand menu location phone mail time cart zoom edit close