…Oh my Glotte!

« …Oh my Glotte ! » Une fantaisie musicale humoristique pour deux voix (et quelles voix !) et un instrument…

glotte 1Enfer et damnation : que se passe-t-il quand deux caractères bien trempés associant une capricieuse diva « La Cariatidis » (Cybèle Castoriadis) quelque peu psychorigide à une star de Broadway à la gentillesse débordante « Miss Doolittle » (Audrey Bentley) légèrement volubile, à quelques minutes d’entrer en scène pour un gala de bienfaisance en l’an 1965, ont un problème de positionnement de voix ?
A se demander si Méphistophélès ne serait pas venu leur jouer un tour…
C’est la panique !
La cohabitation, l’entraide seront de mise ce soir là !
Il faut rapidement trouver une solution, il faut sauver le gala.

Des bavardages de loges qui nous font sourire ; des échanges, des répliques qui nous font rire au détour de mélodies en provenance d’un piano dirigé par les doigts agiles d’Antoine Karacostas dans le rôle de Jack G. Wachtelfrüh, qui les accompagnera tout au long de leur périple, de leur affrontement.

glotte 2La diva n’aura pas d’autre choix que d’enseigner les rudiments de base de l’art lyrique à la star de Broadway qui elle-même devra lui enseigner ses bases considérées comme mineures par la diva.
Tour à tour, avec beaucoup d’humour, elles devront faire preuve de patience pour maîtriser l’art du souffle, le placement de la voix, la montée des côtes, le déhanché, la souplesse des bras, les claquettes…ou comment harmoniser des disciplines sur le papier antagonistes : l’opéra et la comédie musicale.

Cybèle Castoriadis et Audrey Bentley ont une sérieuse formation de chant, c’est d’ailleurs à l’occasion de l’une d’elles qu’elles se sont rencontrées.glotte 3
Elles ont coécrit le spectacle et se sont amusées à conjuguer leurs talents pour notre plus grand plaisir en inversant leurs voix : Cybèle ayant la couleur jazz et Audrey les envolées lyriques.
Elles ont habilement lié les deux disciplines au fil d’une histoire des plus rocambolesques.
J’ai particulièrement aimé leur jeu du chat et de la souris quand Cybèle Castoriadis nous a interprété d’une voix chaude « Cry Me a river » d’Arthur Hamilton et Audrey Bentley d’une voix cristalline une superbe Reine de la nuit de Mozart.
Tout au long de cette soirée, elles nous ont embarqués dans leur délire, leur joute de chants admirablement mis en valeur par le talentueux pianiste Antoine Karacostas, leur souffre-douleur…glotte 6
Il sait tout jouer et passe d’un répertoire à l’autre avec une belle aisance tout en se payant le luxe de l’exécuter dans une même combinaison.

Les chefs d’orchestre de ce « gala » sont Cécile Mikroutsikou et Arnaud Parent. Ils ont sur tirer de ces deux belles voix tout le charme nécessaire à la construction des personnages en les arbitrant par le pianiste.

Quand on est chanteur, doit-on se cantonner à un répertoire ou peut-on franchir les barrières et s’ouvrir aux autres…la réponse en allant voir « …Oh my glotte ! ».

« …Oh my glotte ! » à la : Comédie Bastille les lundis à 21 h jusqu’au 31 décembre 2018.

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