Cambriolage

« Cambriolage » est une pièce de Ana-Maria Bamberger qui nous a régalés dernièrement avec son « Poisson et petits pois » au Funambule Théâtre.

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Ana-Maria Bamberger a choisi la période de Noël pour mettre face à face ses deux personnages. Une période où les cadeaux s’annoncent, se donnent, normalement avec joie pour le commun des mortels : malheureusement tous ne sont pas logés à la même enseigne…

Victoria, cadre bancaire mise-à-pied, se retrouve clouée à son domicile : de graves malversations ont eut lieu dans sa banque et tout l’accuse. Elle aurait pu espérer mieux comme cadeau pour son Noël qui approche.

Chuck, pizzaïolo sur le déclin avec son restaurant qui tombe en faillite, aurait bien besoin de trouver des liquidités avant Noël pour sauver son affaire et nourrir sa famille qui s’agrandit : un cadeau qui serait le bienvenu.

Et voilà que ce dernier, en lisant la presse, se découvre l’âme d’un cambrioleur pour aller chercher dans le domicile du soi-disant escroc, un magot qu’elle aurait planqué.

Cette comédie aux allures de farce pose tout de même le problème de la définition de l’honnêteté intellectuelle et jusqu’où peut-on aller par amour ?

Sur des allures de Robin des Bois, notre cambrioleur d’un soir, pizzaïolo de son état, va entraîner dans son sillage une femme aux abois qui sous couvert d’un plat de résistance portant le nom de « vengeance » va se retrouver malgré son honnêteté, jusqu’à présent sans faille, dans un imbroglio des plus comiques.

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Car c’est sur le ton de l’humour qu’Ana-Maria Bamberger fait passer ses messages : où est la justice ? Peut-on se faire justice soi-même ? Quid de la morale ? Quid de la loyauté ?

Des répliques acides, drôles, qui mettent l’accent sur l’interprétation des notions de crime et de culpabilité.

Autant de thèmes abordés tout au long de cette comédie servit par deux comédiens bien dans leurs rôles.

Catherine Mahieu campe une cadre bancaire désœuvrée qui sait saisir la balle au bon, qui sait prendre le train en marche et qui s’adapte parfaitement aux situations. Bien que d’un abord au caractère bien trempé, elle nous montre à l’occasion les fêlures de sa carapace qui se brise au fur et à mesure de l’action pour renaître dans l’amitié.

C’est tout naturellement qu’elle signe la mise en scène avec une mise en avant des travers des personnages.

Arthur Berne, complice de Catherine Mahieu, puisqu’ils viennent de terminer ensemble dans ce même théâtre leurs performances dans la pièce de Gérald Sibleyras : « L’inscription » campe quant à lui un pizzaïolo avec à l’occasion un accent à couper au couteau, prêt à tout pour sauver sa famille. Son innocence, sa simplicité, donnent une touche charmante à son personnage.

Cette pièce, jouée également en anglais, aux multiples récompenses est créée pour la première en France au théâtre du Guichet Montparnasse.

« Cambriolage » au Théâtre du Guichet Montparnasse, les vendredis et samedis à 19h, jusqu’au 23 mars.

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