Le sourire au pied de l’échelle

 

« Le sourire au pied de l’échelle » de Henry Miller dans une adaptation de Ivan Morane et mis en scène par Bénédicte Nécaille donne une nouvelle fois toute la mesure du talent de Denis Lavant sur scène.

 

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Nos oreilles dans un premier temps sont captivées par ce conte philosophique, ce récit poétique, ce texte ou tout simplement cette histoire comme le rappelle Henry Miller : « De toutes les histoires que j’ai écrites, peut-être celle-ci est-elle la plus singulière. Je l’ai écrite pour Fernand Léger, pour accompagner une série d’illustrations sur le thème des clowns et du cirque ». Ensuite cette histoire va nous bouleverser tant par la sincérité de son jeu qui nous remplit d’émotions que par son interprète lui-même.

C’est à travers cette histoire dans l’imaginaire du cirque que Henry Miller nous propose de nous interroger sur notre vie : qui sommes-nous, où allons-nous, qu’elle est notre place, qu’est-ce que le bonheur ?

 

img_2190Je dois être honnête, j’ai eu du mal à entrer dans cette vie de ce clown « Auguste » qui lassé du succès décide d’abandonner son métier et se retrouve par hasard, mais existe-t-il un hasard, sur la route d’un autre clown malade « Antoine » et doit le remplacer au pied lever…mais la magie a opéré ou tout simplement la sublime interprétation de Denis Lavant et l’introspection de ce clown a fait son effet.
Son succès renaissant, serait-il la perte d’Auguste ou d’Antoine ?
De quelle crise identitaire parlons-nous ? Celle d’Auguste, celle d’Antoine, celle d’Auguste en Antoine ou celle d’Antoine en Auguste ? Ou celle de nous, simple spectateur, ce clown notre miroir : bien malin celui qui aura la réponse.

 

LE SOURIRE AU PIED DE L ECHELLE -
LE SOURIRE AU PIED DE L ECHELLE

Entre l’ombre et la lumière, avec un élément de costume, un accessoire, un élément de décor, un regard, un maquillage, Denis Lavant, notre clown d’une représentation évolue sur scène à la recherche de son identité. Son phrasé est rythmé par les notes de musique sur des instruments qu’il maîtrise parfaitement et nous délivre des nuances et de multiples facettes de son talent : il est tout simplement touchant.

Ivan Morane a, par sa scénographie et ses lumières, su répondre aux besoins de la mise en scène soignée de Bénédicte Nécaille et pointer le détail révélateur de sa vie au moment opportun de ce clown perdu dans ses réflexions.

Nous qui tous les jours nous dissimulons derrière un masque : qui sommes-nous en réalité ? Quel sens donnons-nous à notre vie ? Osons-nous nous regarder en face pour le découvrir et nous nous ouvrir aux autres ? Osons-nous gravir les barreaux de l’échelle ?
Entre l’ombre et la lumière….

 

« Le sourire au pied de l’échelle » au Théâtre de l’Œuvre, du mercredi au samedi à 19h et le dimanche à 17h30, jusqu’au 17 février.

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