Violette Fugasse

 

Il flotte comme un air de province à Paris.
Après Lola Sémonin avec son accent franc-comtois dans « La Madeleine Proust » et Noëlle Perna avec son accent du midi dans « Mado la Niçoise » débarque à Paris à l’Aktéon Théâtre Sandrine Montcoudiol avec son accent stéphanois dans « Violette Fugasse » : souhaitons-lui le même succès !

En sous-titre, il est précisé « méfiez-vous du petit personnel » : c’est un conseil à suivre…

violette 3Violette ainsi que son commis Julien, qui ne se sépare pas de son accordéon, au service de la cantatrice, la Diva Fedora Chapovna, préparent une soirée de gala en l’honneur de son départ proche pour une longue tournée.
Depuis sa cuisine où elle concocte les petits plats de la réception, Violette nous fait part de ses états d’âme quant à la servitude qu’elle subit de sa patronne et qu’elle ne supporte plus : une satire sociale sous-jacente.

De plus, elle rêve aussi de pouvoir vivre de sa passion : le chant.

Avec humour et dérision, Violette va nous confesser sa vie, où les cadavres s’amoncèlent, à l’aide de quelques chansons tirées d’un répertoire très éclectique, allant de Juliette à Barbara en passant par Brigitte Fontaine.

Sandrine Montcoudiol, à la solide formation de chant, alias Violette passe avec aisance du personnage de la cantatrice, aux accents bourgeois prononcés, avec une très belle voix chaude et profonde à celui de Violette l’employée de maison qui n’a pas froid aux yeux.violette 1
Elle s’est inspirée des récits de sa grand-mère qui était une domestique dans une maison bourgeoise pour écrire ce thriller musical.
Elle a su croquer les situations les plus drôles et à l’aide du patois stéphanois (rassurez-vous à l’entrée on vous remettra un petit lexique pour vous permettre de suivre…) elle nous emporte dans sa folie destructrice, dans ses rêves et nous fait participer à ses rencontres.
Elle donne vie au clown qui sommeille au fond d’elle, elle nous émeut, elle représente l’espoir. La chanson « Anna la bonne » de Jean Cocteau en est l’illustration.

violette 2Ce spectacle ne vivrait pas sans son ingrédient principal : l’accordéon ; celui par qui passent les joies, les peines, celui par qui les fantasmes et les rêves existent. Et c’est Julien Gonzales qui avec brio le fait chanter même s’il reste muet pendant le spectacle…les expressions de son visage en disent plus que quelques paroles.
Un virtuose du clavier qui vous enthousiasme avec une mélodie de Schubert ou avec « l’air des bijoux » de Gounod en passant par l’accompagnement des chansons de Violette.
Un instrument que l’on connait surtout dans le musette mais qui surprend dans la musique classique surtout entre les mains de Julien.

 

Une bonne soirée de détente en perspective mise en scène par Marc Locci, un fin connaisseur qui sait allier musique et comédie.

« Violette Fugasse » un thriller musical par « La compagnie Grand-Ménage » à l’Akteon Théâtre les mercredis et vendredis à 20h jusqu’au 28 décembre.

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