Le songe d’une nuit d’été

 

 

« Jamais fou rire sonore n’aura versé de larmes plus gaies » W.S.

 

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« Le songe d’une nuit d’été » né de l’imagination de William Shakespeare (1564-1616) mis en scène par Matthieu Hornuss ne pouvait pas trouver de meilleur écrin pour s’y produire que le Théâtre Ranelagh à l’architecture renaissance Flamande.

Nous sommes accueillis par la servante qui trône en plein milieu de la scène, laissant aux comédiens le soin d’apporter la dernière touche à leurs préparatifs.

La fébrilité d’une première, et nos protagonistes se préparent à nous jouer une comédie remplie de poésie, où l’amour triomphera ; l’amour et ses folies un thème de prédilection pour Shakespeare.
Selon le vieil adage l’amour rend aveugle…et l’amour-passion est destructeur.
Cet amour serait-il manipulé, dirigé ? Il faudra l’intervention de la magie, du roi des fées, pour que tout rentre dans l’ordre.

 

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© Ben Dumas

Nous sommes en Grèce à Athènes, lieu où prend place cette comédie qui met en scène deux couples de jeunes amants : Lysandre (joué par Olivier Dote Doevi) et Hermia (jouée par Lisa Spurio) d’une part, Démétrius (joué par Mattieu Hornuss) et Héléna (jouée par Aymeline Alix) d’autre part.
Hermia aime Lysandre et son père Egée (joué par Thomas Nucci) veut la marier avec Démétrius qu’elle n’aime pas.
Pour échapper à la volonté de son père, Hermia s’enfuit avec Lysandre dans la forêt…magique…et est poursuivie par Démétrius qui lui-même est poursuivi par Héléna qui lui voue un amour sans retour.

Commence alors un véritable chassé-croisé des plus réjouissants dans cette forêt où les ombres de la nuit vont semer la pagaille.
Nous allons assister une véritable farce où, pour corser l’intrigue, vient se joindre dans cette course poursuite une bande d’apprentis comédiens qui doivent se produire pour les festivités du duc d’Athènes : Thésée (joué par Patrick Blandin).

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© Ben Dumas

Mais dans cette forêt magique rien ne va se passer comme prévu : Obéron le roi des fées demande à Puck (personnage qui remporte tous les suffrages tant Shakespeare l’a gâté par ses répliques et joué par Thomas Nucci), son serviteur à l’esprit malicieux, de verser une potion sur les paupières de…oups à vous de le découvrir.
Cette erreur va unir et désunir les couples et nous plonger dans le rire avec ces scènes burlesques, féériques, contemporaines, ce qui aurait certainement plu à Shakespeare, avec au passage un William Sheller qui vient nous conter sa ballade…

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© Ben Dumas

Matthieu Hornuss qui a déjà joué cette pièce avec son camarade de jeu Thomas Nucci, sous la direction de Raymond Acquaviva, nous donne une lecture très festive, très enlevée, de cette comédie toujours aussi moderne, où la jeunesse donne tout son éclat.
Nous vivons l’intimité de la troupe : de 22 personnages, Matthieu Hornuss a concentré sa mise en scène très rythmée avec seulement 6 comédiens qui à tour de rôle se changent, à vue, à cour et jardin permettant ainsi de passer d’un personnage à l’autre en quelques secondes ; sans que nous soyons perdus dans le fil de l’histoire. Une autre astuce que vous découvrirez permet également un passage très rapide des rôles.
Matthieu Hornuss a su s’entourer d’une belle équipe pour mener à bien son projet. Le décor d’Elise Noiraud qui représente principalement la forêt magique est de toute beauté avec ces arbres de lumières.
Lumières d’Idalio Guerreiro qui ont une très grande importance dans cette mise en scène et apportent de la « lumière » à la magie.
Nous voyageons, également dans cette forêt, accompagnés de la musique de Christophe Charrier qui nous laisse rêver et apprécier la féerie des lieux et des masques de Chloé Cassagnes.
Sans oublier les nombreux beaux costumes d’époque de Marion Rebmann pour représenter tous ces personnages qui évoluent dans cette intrigue amoureuse, accentuant ainsi l’évocation de cette féerie.

 

Une troupe de comédiens fougueux , bien dans leurs rôles, qui se régalent sur scène et qui nous régalent par leurs jeux, par le plaisir qu’ils nous procurent.
A noter qu’Aymeline Alix joue en alternance avec Elise Noiraud.

L’amour obéit-il à des lois sociales ? L’amour est-il un sentiment universel ?
Venez au théâtre Ranelagh pour y découvrir la vision de Shakespeare.

« Le songe d’une nuit d’été » au Théâtre Ranelagh, du mercredi au samedi à 19h et le dimanche à 15h.

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