2+2 Quand on aime, on ne compte pas !

 

« 2+2 » de Cyril Gely et Eric Rouquette au théâtre Tristan Bernard dans une mise en scène de Joeffrey Bourdenet est comme dirait mon ami Valérie, avec qui nous avons partagé cette délicieuse après-midi, « une petite friandise bien sympa ».

Un billet un peu compliqué à écrire car au risque de dévoiler l’intrigue, ce qui serait un peu ballot, mieux vaut être un peu court, pour une fois, sur le sujet.
De toute façon, je ne dévoile jamais beaucoup d’éléments de l’intrigue, je dois juste vous allécher pour vous donner envie d’aller au théâtre voir la pièce en question.

Mais je vous recommande de faire comme moi, vierge de toutes informations, j’ai réservé cette pièce pour ces comédiens et en particulier José Paul, pour lequel je voue une certaine admiration, tant pour son jeu que ses mises en scène.
Mais aussi pour ces auteurs qui m’avaient régalé l’automne dernier avec leur « Signé Dumas » au théâtre de la Bruyère.

 

2+2

Par un beau week-end dans leur maison de campagne, Alain et Patricia ont invité un couple d’amis, Stéphane et Caroline, qu’ils fréquentent depuis plusieurs décennies.
Nous serons donc, comme le précise les auteurs, en face d’un quatuor.
Un week-end en toute innocence, tout du moins au premier abord.
Au lever du rideau, une partie de tennis est sur le point de s’engager entre Patricia et Stéphane.
Vous vous doutez bien qu’il va leur arriver des bricoles, sinon autant rester chez soi.
Des bricoles qui vont beaucoup faire rire le public, qui dans un premier temps pourrait être un peu perplexe face à l’énoncé très rapide de la situation, mais qui va très vite se prendre au jeu et assister à une montée crescendo de situations les plus rocambolesques les unes que les autres.
Vous vous dites, théâtre de boulevard, deux couples, nous allons donc assister à des portes qui claquent, des personnages cachés dans un placard, où une femme et un homme pourraient bien être amants : que nenni, nos auteurs ont fait preuve de beaucoup d’imagination sur un sujet de société qui paraît-il toucherait aux dernières statistiques un couple sur cinq, tant à Paris que dans notre chère province.
Eh oui nous sommes dans une comédie, et qui dit couples, dit échanges sur ses amis, ses relations, son travail, ses préoccupations, l’érosion de la vie de couple, comment relancer la flamme dans le couple, quelle est notre place dans le couple…
Bref autant de sujets de la vie de tous les jours sur le couple, mais fournis par des dialogues bien ciselés, d’une drôlerie à toute épreuve : une comédie très bien construite pour un résultat réussi.
Si j’avais un reproche à faire, j’ai trouvé la fin un peu trop conventionnelle, pour une pièce rock and roll on aurait pu pousser le bouchon un peu plus loin, comme dirait Maurice…
D’où le sous-titre de la pièce : « Quand on aime, on ne compte pas ! ».

Pour arriver à ce résultat, il fallait quatre comédiens qui maîtrisent la scène, de plus dotés d’une aisance, d’un naturel pour vivre en toute simplicité, sincérité leurs échanges.
Dans un très beau décor de Natacha Markoff, le metteur en scène Joeffrey Bourdenet, a su tirer partie de la personnalité de chacun pour faire monter habillement sa crème fleurette en chantilly, et elle est solide.

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Claire Nebout, en maîtresse de maison dans le rôle Patricia, tient la dragée haute à tout ce petit monde. Eric Savin dans le rôle de Stéphane est le « bien pensant », celui qui prend du recul…enfin pas trop : il est la boule qui vient bousculer ce jeu de quilles bien ordonnées.
José Paul dans le rôle d’Alain avec son flegme remarquable distribue les cartes d’un jeu qu’il maîtrisera de moins en moins.
La révélation de cette distribution est pour la première fois sur scène Elsa Lunghini dans le rôle de Caroline. On lui donnerait le bon dieu sans confession mais justement il faut rester éveillé…elle cache bien son jeu.
Si j’étais directeur de troupe, je lui offrirais tout de suite un bouquet de roses.

Ne cherchez pas à comprendre, à connaître la finalité de cette intrigue, ne boudez pas votre plaisir de déguster cette friandise en passant une belle après-midi ou une belle soirée ; réservez votre place et riez de bon cœur pour une pièce qui avant tout parle d’Amour.

P.S. Pour le clin d’œil, soyez attentif, au final, aux facéties de la statuette côté cour.

 

« 2+2 » au théâtre Tristan Bernard, du mardi au samedi à 21h, matinée le samedi à 16h.

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