I love Piaf

« I love Piaf » une histoire musicale de Jacques Pessis au Théâtre de la Tour Eiffel dans une mise en scène de François Chouquet est une belle chronique très fouillée de la môme Piaf.

 

afficheAprès ses nombreux succès dans d’autres lieux, c’est dans ce beau théâtre de la Tour Eiffel que nous avons rendez-vous pour une nouvelle série de concerts jusqu’au 27 juillet.
Nous sommes accueillis par un lampadaire qui protège un banc public et en toile de fond une vue de Paris des années 30, une vue qui évoluera au fur et à mesure de l’évocation de la vie d’Edith Piaf.
Et le show commence avec la sublime voix d’Anaïs Delva.
Une voix à laquelle nos oreilles resteront en éveil jusqu’au final. Elle dégage une telle présence que c’est un régal de l’écouter. Une carrière commencée dans la comédie musicale tout en se faisant remarquer aux côtés d’Arthur Jugnot dans « La dame blanche ».
Elle est accompagnée ce soir par, le champion du monde de l’accordéon, Aurélien Noël ou comme disait Jacques Pessis, Aurélien Christmas ! Les touches sous doigts se laissent pianoter avec plaisir et nous galvanisent de bonheur.

PIA A360 P° REPT° W07Jacques Pessis, le conteur de cette soirée, sous son air d’enfant blagueur, a retracé la vie et la carrière de la môme Piaf avec beaucoup d’anecdotes, qui pour beaucoup d’entre nous ne sont pas familières. Une vue très complète de cette artiste morte trop tôt.
Et comme disait son ami Jean Cocteau : «Il n’y a jamais eu d’Edith Piaf, il n’y en aura plus jamais »… Jean Cocteau à la galanterie poussée au paroxysme, en décédant le lendemain de la mort d’Edith Piaf ; sa mort passant au second plan, laissant toute la tristesse des Français à la mémoire de la Môme.

Jacques Pessis, la bible vivante de la chanson française, remet également les points sur les « i » en rectifiant certaines anecdotes qui sont fausses comme celle du lieu de sa naissance, elle est née dans un hôpital et non dans la rue, ou bien celle de la drogue à laquelle elle aurait été accro, elle prenait simplement de la morphine pour sa polyarthrite.
Une enfance difficile avec l’abandon de sa mère et la vie avec un père qu’elle fuira bien trop jeune pour se retrouver dans la rue.
Tout débute dans la ville lumière de Paris, ville lumière surnommée par les anglais et qui le doit à Louis XIV, qui avait fait éclairer des rues de Paris dans le but de prévenir les agressions qui a cette époque étaient monnaie courante, une première mondiale.

 

accordeon ANAux sons de l’accordéon, à l’énergie et la légèreté sublimes, Anaïs Delva chante Piaf. Elle ne cherche pas à l’imiter mais elle incarne avec justesse cette chanteuse qui ne laisse personne indifférent. Sa voix, tout à la fois puissante et vaporeuse, dégage beaucoup d’émotions. Elle nous charme avec son sourire et virevolte sur cette scène qu’elle s’est appropriée avec malice.
Une artiste avec un grand « A » qui va au fil de la soirée nous rappeler tant de souvenir en ponctuant les anecdotes de Jacques Pessis avec des chansons très connues comme Milord, La vie en rose, l’Hymne à l’amour, l’Homme à la moto, La foule, A quoi ça sert l’amour ou encore Non, je ne regrette rien, mais aussi avec des chansons beaucoup moins connues comme celle qui débute le spectacle La goualante du pauvre Jean ou encore La java de Cézigue.

PIA A360 P° REPT° W04Dans une mise en scène qui laisse libre cours à la fantaisie des artistes, on suit avec bonheur Anaïs Delva dans l’évocation de la vie, de l’univers d’Edith Piaf au talent immense par Jacques Pessis, cette chanteuse de cabaret, cette vedette du music hall (là encore une belle anecdote de Jacques Pessis sur la genèse de ce mot) à la gloire professionnelle internationale mais aussi à la vie personnelle désastreuse.
Une évocation, un bel hommage à la fois tendre et passionné qui se tient sur scène avec le trio Delva-Pessis-Noël au talent incontestable !

Et nous nous séparons un peu tristes de quitter la môme Piaf sur le succès de Padam, Padam que toute la salle reprend en cœur.

……
« Les feuilles mortes se ramassent à la pelle…
…Mais la vie sépare ceux qui s’aiment,
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis…. »

« I love Piaf » au théâtre de la Tour Eiffel, les vendredis et samedis à 19h, jusqu’au 27 juillet.

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