La convivialité

 

« La convivialité » : la faute de l’orthographe d’Arnaud Hoedt et Jérôme Piron au théâtre Tristan Bernard dans une mise en scène d’Arnault Pirault, Clément Thirion et Dominique Bréda, ou le spectacle de deux belges francophones qui mettent les points sur les « i » en relevant les absurdités de la langue française découvertes tout au long de leurs échanges avec des linguistes.

Selon la définition du Larousse, eh oui il faut bien une référence… le mot convivialité se définit par : « Capacité d’une société à favoriser la tolérance et les échanges des personnes et des groupes qui la composent. »

 

afficheEh bien c’est le cas ce soir pour la première de leur spectacle au Tristan Bernard : dans un spectacle interactif, d’un côté ceux qui sont pour une simplification de l’orthographe et de l’autre ceux qui sont farouchement opposés, qui en font un dogme, au risque de dénaturer l’enseignement qu’ils ont reçu et la « beauté » de l’écriture, de la langue française.
Un débat qui se veut dépassionné, sur le ton de l’humour rassurez-vous, afin de dédramatiser ce qui depuis des générations nous pose problème dans la vie de tous les jours : de l’enfance avec ses dictées, à l’âge adulte avec ses C.V. ou lettres de motivation dans la recherche d’un emploi, par exemple.
Mais il faut tout de suite faire une distinction entre la langue et son orthographe : l’orthographe étant son code graphique qui permet de la transcrire.

D’ailleurs pour une entrée en matière qui se veut humoristique, vous aurez une petite dictée à effectuer, rien de bien méchant.
Une dictée qui pourrait vous réserver des surprises avec le doublement des consonnes tant apprécié dans notre belle orthographe, ou ce que l’on pourrait appeler « fioriture », lisible à profusion.

En remontant au moyen âge, on s’aperçoit que nos moines copistes ne sont pas étrangers aux bizarreries actuelles de notre orthographe.
Vous y apprendrez par exemple, la raison de l’accord de l’auxiliaire avoir avec son COD, ou bien encore le fameux pluriel des poux, cailloux, hiboux, j’en passe et des meilleurs, et les pluriels des mots en « x » qui ont modifié par exemple les cheveus en cheveux.
Ah ces moines, ils ne nous ont pas rendu la tâche facile, aujourd’hui encore, leurs « maladresses » nous pénalisent, nous agacent.La Convivialité, Théâtre National, septembre 2016

L’orthographe de la langue française est si complexe, diront ceux qui veulent la simplifier et si riche diront les puristes, qu’en inventant un mot (proposé par nos deux conférenciers), par exemple « Kréfission », il existe dans l’orthographe française, 240 façons de l’écrire. Et je ne vous parle pas du son « 100 » qui s’écrit de façons si différentes : cent, sang, s’en, sans…

Un dictionnaire qui évolue à la vitesse d’un escargot, qui selon certains ne tient pas compte de l’évolution de la société, donc de sa langue, avec à sa tête des académiciens dont aucun n’est linguiste, ce qui est un comble !

Seulement voilà, il faut bien un cadre pour mettre en pratique cette orthographe ou c’est vite l’anarchie et c’est là tout le problème : que faut-il respecter ? Comment faire évoluer plus rapidement notre langue, par voix de conséquence son orthographe ?
Cette soi-disant évolution ne serait-elle pas pour certains un nivellement par le bas ?
Un cadre défini par qui ? Des linguistes ? Des académiciens ? Et qui par exemple avec les quelques fautes de français que j’ai relevées pendant la conférence, certes qui ne s’opposent pas à la compréhension des propos, mais qui ne sont pas correctes avec les règles actuelles de notre langue française.
Tout le débat repose sur ce que l’on peut accepter au nom de la simplification ou pas, pour sa compréhension.

 

La Convivialité, Théâtre National, septembre 2016Un débat passionné au bon sens du terme qui n’est pas près de s’arrêter, et une simplification au résultat des échanges de ce soir qui n’est pas près de s’instaurer…

Un spectacle instructif, drôle, qui a l’avantage de poser la question et d’y trouver une réponse, leur réponse, sur les absurdités de la langue française ; à vous de vous y rendre pour y donner votre opinion, le tout dans la convivialité…

 

« La convivialité » au théâtre Tristan Bernard, les lundis à 20h et les dimanches à 16h, jusqu’au 30 décembre.

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