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Au gré de mes sorties retrouvez mes impressions qui je l'espère vous donneront l'envie d'aller au théâtre , voir un ballet, écouter un chanteur, un concert.

Le billet de Bruno

Ring

« Ring » de Léonore Confino dans une mise en scène de Côme de Bellescize sur la scène du Théâtre de l’Œuvre est une digression clairvoyante du couple depuis son jardin d’Eden.

 

Quelle belle surprise que ce duo formé par Jina Djemba et Amaury de Crayencour. Ils rayonnent sur scène dans ce beau décor de Natacha Markoff, évocateur du jardin d’Eden, où ils jouent au chat et à la souris dans un corps à corps d’une tendresse amoureuse volcanique. De l’alpha à l’oméga, ils surfent sur le dialogue de l’Amour dans une jouissance non dissimulée.

Une partition jouée sans fausse note, à la perfection, qui devrait ravir les moliéristes. Un combat mené tambour battant sur le ring de l’Amour, où les flèches de Cupidon œuvrent à bon escient. Une variation à quatre mains soutenue poétiquement tant par les chorégraphies de Mehdi Baki que par la création sonore de Yannick Paget : un ravissement éblouissant.

Une écriture de Léonore Confino d’une finesse, d’une férocité, comme on aime en écouter. Elle m’avait déjà cueilli avec sa pièce Building (cliquez) , et dernièrement avec L’effet miroir (cliquez) , aujourd’hui elle confirme son art d’observation, d’analyse, du couple comme ce fut le cas avec Smoke rings  (cliquez) tirée de son livre Ring : la boucle est bouclée !

Elle entre dans l’intimité du couple par la grande porte sans fausse pudeur. Elle dissèque ses moindres oscillations, vibrations avec une gourmandise rafraîchissante, naviguant du rire aux larmes dans une volupté déconcertante. La mise en scène de Côme de Bellescize met en valeur les moindres soubresauts de ce couple à la découverte de l’Amour en passant par toutes les épreuves qu’il doit surmonter au regard des pulsions qui les animent dans une communication plus ou moins difficile : la moindre étincelle pouvant conduire à la destruction du couple supposé…condamné à vivre à deux. Les enfants pouvant intervenir dans la complainte de la paternité où la maternité s’impose.

Dans une multitude de scènes qui s’enchaînent dans une ivresse maîtrisée, nos deux héros illuminent la scène par leur présence. Du feu de la chair bouillonnante au glaçon de la séparation éternelle, du rire aux larmes, ils glissent sur le tapis du bonheur dans une justesse de jeu prodigieuse. Un pur régal dont on aurait tort de se priver.

L’amour, même cruel, sera toujours triomphant quand la communication est présente, quand la volonté de surpasser les épreuves perce le brouillard dans lequel la vie à deux s’invente et où le journal intime développe un monde imaginaire qui prend ses racines dans la vie commune.

Jina Djemba est un rayon de soleil dont chaque branche vous réchauffe le cœur. Sa présence embrase la scène, elle s’aime avant d’aimer son partenaire Amaury de Crayencour qui le lui rend bien. Il s’efface délicatement, noblement dans une communion fraternelle pour mettre en valeur la lionne qui sommeille en elle. Leurs yeux pétillent de délice dans une plénitude terrassante.

Ils s’aiment et nous les aimons dans une attention captivante : ne ratez pas ce couple qui fait des étincelles, qui embrase la scène dans un jeu de l’Amour étourdissant.

« Ring » sur la scène du Théâtre de l’Œuvre, du jeudi au samedi à 19h matinée le dimanche à 17h, jusqu’au 18 janvier. vue le 01 décembre 2024

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