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Au gré de mes sorties retrouvez mes impressions qui je l'espère vous donneront l'envie d'aller au théâtre , voir un ballet, écouter un chanteur, un concert.

Le billet de Bruno

La valse des pingouins

« La valse des pingouins » une comédie écrite et mise en scène par Patrick Haudecœur sur la scène du Théâtre des Nouveautés, est une aventure joyeuse rondement menée.

 

Un auteur aux multiples Molière qui a l’écriture et le jeu de la comédie qui coulent dans ses veines. Il a le sens de la répartie, du rythme, de la rupture. Il est également un interprète très attachant que l’on veut protéger par tous les moyens, le sauver des griffes de l’impondérable. Ses comédies d’un premier abord léger sont en réalité maîtrisées de bout en bout, avec des histoires qui cachent leurs jeux dans leurs développements aux rebondissements à l’effet comique garanti.

La valse des pingouins, une comédie que j’avais vue à sa création en 2007, toujours dans le même théâtre avec dans le rôle d’Annabelle, Sara Giraudeau. Une comédie qui n’a pris aucune ride et qui fait toujours son effet de vis comica, d’après la mise en scène de Jacques Décombe. Aujourd’hui c’est Elisa Habibi qui reprend haut la main le rôle d’Annabelle, la fille à la prononciation incompréhensible mais au charme ravageur.

Neuf comédiens et trois musiciens sur scène, habillés par Alain Blanchot et évoluant dans le très beau décor de Stéfanie Jarre éclairé par Laurent Béal, nous emportent dans leur valse endiablée, ça joue la comédie, ça chante au diapason de Vincent Prezioso, ça danse sous l’œil avisé de Patricia Grégoire, tout cela pour sauver l’usine sur le déclin de M. Morini, fabricant de bottes au secret de fabrication révolutionnaire…

 Tout est mis en œuvre lors de cette soirée dite de gala pour impressionner un investisseur qui pourrait bien être le messie. Rien n’est trop beau pour l’impressionner : le champagne qui coule à flot, les feux d’artifice qui déménagent, les artistes aux attractions jubilatoires, aux tours de magie décalés : bref, Morini a mis les petits plats dans les grands pour s’assurer une parfaite réussite de sa soirée.

Mais vous devez bien vous en douter, il y aura un grain de sable, même plusieurs qui viendront enrayer la tenue de son projet. Une soirée qui se veut sans chichi, pour reposer l’esprit, mais qui ne fait que déraper…des histoires de cœur viendront alimenter, pimenter, son propos.

Urbain Cancelier, à la bonhommie extravagante dans le rôle de Morini est un patron qui submergé par la volonté de bien faire a des bévues qui sont très drôles, aidé en cela par sa femme Clarisse aux déclarations surprenantes jouée tout en lumière par Isabelle Spade. Patrick Haudecœur dans le rôle de Florin Moselle est la mouche du coche, l’amoureux transi, qui orchestre tant bien que mal les volontés d’un patron dépassé par les évènements. Philippe Beglia à l’humeur primesautière et au raffinement de sa condition de Comte Patrick de Lagarandière excelle dans son rôle d’investisseur au miracle incertain.

 Pour coordonner toutes les volontés d’un patron sous pression, il fallait un maître d’hôtel dévoué corps et âme en la personnalité débonnaire de Guillaume Laffly, accompagné des petites mains de premier ordre, au dévouement imparable pour que la fête soir réussie, et quelle fête ! Marina Pangos, Véronique Hatat, Antonio Macipe et Patricia Grégoire. Le tout rythmé par les musiciens présents sur scène : Robert Ménière, Eric Bouvelle et Eric Langlois.

Une pièce joyeuse, où l’on rit beaucoup, un rayon de soleil dans la grisaille qui nous entoure.

 

« La valse des pingouins » sur la scène du Théâtre des Nouveautés, du mardi au samedi à 21h, matinées le samedi à 16h30 et le dimanche à 16h. Vue le 290125

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