Je ne cours pas, je vole !

 

 « Je ne cours pas, je vole ! » d’ Elodie Menant au théâtre du Roi René, dans une mise en scène de Johanna Boyé, est une aventure humaine, sportive, où le défi relève de la passion.

 

Six comédiens emportés dans leur folie, sur un rythme d’enfer, nous content l’histoire de Julie Linard. Une jeune femme de bonne famille qui surmonte les épreuves comme elle vous dit bonjour. L’effort si intense soit-il ne doit pas se voir.

12 années d’entraînement, de privations, de joies, de pleurs, de doutes qui commencent par surmonter un asthme qui aurait pu stopper l’élan de cette jeune sportive ; mais son père et son frère veillent au grain.

Six comédiens qui jouent 23 personnages pour nous faire vivre l’incroyable : la préparation des jeux olympiques.
Tout commence pour nous mettre dans le bain par nous relater les défis qu’ont dû surmonter des athlètes de haut niveau comme Laure Manaudou, Usain Bolt ou encore Rafael Nadal.
En quelque sorte des coachs sportifs qui via des flash-back nous feront vivre au travers d’anecdotes bien choisies leurs vies…qui ne sont pas de tout repos, qui ne sont certainement pas enviées par le simple quidam que nous sommes.

Des chorégraphies bien orchestrées de Johan Nus temporiseront ce récit où l’humour côtoie l’émotion, la douleur de la blessure et l’Amour : un moteur de vie non négligeable où chacun doit trouver sa place. Des variations de rythme à la poésie dansée.

Mais surtout il ne faut pas baisser les bras, toujours aller de l’avant, à la limite de l’overdose.
Eh oui le sport fonctionne comme une drogue, un aliment indispensable à l’équilibre de ces athlètes.
Même en cas de traumatisme il faut surmonter l’épreuve : mais comment peut-elle dans ces conditions garder la confiance en ses capacités, retrouver l’énergie nécessaire pour repartir dans un nouvel élan ?

Julie : qu’est-ce que tu aimes quand tu cours ? Je ne cours pas, je vole !

Gravitent autour de Julie, dans un contexte familial, ses parents, aux injonctions familiales, un père rigoureux  dans sa vue du combat de l’athlète, une mère protectrice qui couve un peu trop ses enfants, notamment le frère à la santé instable.

L’humour est présent dans cette tension palpable, aux multiples obstacles, avec par exemple la parodie des présentateurs TV en la personne de Nelson Monfort.

Dans un décor épuré de Camille Duchemin et des lumières de Cyril Manetta renforçant la mise en scène de Johanna Boyé au rythme effréné, les six comédiens ont répondu présents. Ils ont accroché leurs maillots aux précisions que cette mise en scène nécessite pour voler dans les airs.

Une pièce chorale tout à fait réussie où brillent nos étoiles…sportives : Vanessa Cailhol, Olivier Dote Doevi, Axel Mandron, Elodie Menant, Youna Noiret et Laurent Paolini.

Laissez-vous emporter par cette jeunesse qui mérite qu’on l’écoute et vivre ses rêves.

 

« Je ne cours pas, je vole ! » au Théâtre du Roi René, jusqu’au 31 juillet à 15h20.

 

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